La photographie urbaine : un genre de plus en plus populaire

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Les photographes qui pratiquent ce type de photos, ne dévoilent pas facilement les endroits ils ont pris certaines de leurs plus belles images, essentiellement parce qu’ils veulent garder ces trouvailles pour eux.

Si vous demandez à un photographe urbain l’une de ses photos à été prise, vous êtes susceptible d’avoir une réponse vague de la part de ces professionnels qui ont choisi ce genre photographique encore marginale. Dans un sens c’est compréhensible puisque des endroits dotés d’un vrai potentiel, sont plutôt rares et difficiles à dénicher.

Lieux préférés

Les structures abandonnées sont un exemple le plus commun des sujets photographiés. Parfois, ces sites sont des lieux oubliés par la population locale et sont recouvert d’une grande quantité de graffitis ou font l’objet d’actes de vandalisme. Bien que les cibles d’exploration varient d’un pays à l’autre, les sites abandonnés les plus recherchés sont les parcs industrielles, les vieux silos, les usines, les anciennes centrales électriques, certains silos de missiles, des hôpitaux, de vieux asiles, des écoles ou d’anciennes maisons.

Popularité

L’augmentation de la popularité de la photographie urbaine peut être attribuée simplement au fait que de plus en plus de photographes s’adonnent à ce genre, par conséquent les médias de masse s’y intéressent d’avantage également. Des émissions de télévision, tels que  « Urban Explorers » sur la chaîne Discovery Channel, ont permis de faire connaître au public des photographes pratiquants ce style.

Une autre source d’information qui à permis de rendre populaire ce genre est « Cities of the Underworld’, une série documentaire qui s’est déroulée pendant trois saisons sur History Channel. Cette série errait dans le monde entier, montrant des structures souterraines peu connues dans des localités éloignées de la planète .

Sécurité

La photographie urbaine présente un certain nombre de dangers inhérents à ce style. Par exemple, les collecteurs d’eaux pluviales ne sont pas conçus pour y avoir accès facilement. Ils peuvent être des lieux  se produisent des inondations instantanées. Certains photographes y ont trouvé la mort, ce n’est pas un phénomène très courant mais cela peut se produire, surtout à certaines périodes de l’année comme au printemps au moment de la fonte des glaces et de la neige.

Beaucoup de vieilles structures abandonnées présentent de réels dangers comme des immeubles instables, des planchers non sécuritaires, du verre brisé, la présence de produits chimiques indéterminés, plus particulièrement l’amiante et même la présence d’insectes parasites. Autres risques inhérents à la photographie urbaine sont la présence de toxicomanes itinérants, de meutes de chiens abandonnés et de squatters hostiles. Certains emplacements abandonnés peuvent être surveillés par des détecteurs de mouvement et patrouillés par des services privés de sécurité.

Il y a aussi l’amiante qui présente un risque pour la santé à long terme pour les photographes urbains, ainsi que de la respiration de contaminants de fèces d’oiseaux séchés, ce qui peut causer divers problèmes de santé plus au moins graves. Certains photographes vont même jusqu’à utiliser des masques anti-poussière pour atténuer ces dangers. Certains sites sont parfois utilisés par des toxicomanes et des déchets laissés par ces derniers, peuvent être la cause de contaminations importantes.

À vous de bien vérifier l’endroit que vous choisirez si vous décidez de faire ce genre de photos.

Conclusion

La photographie urbaine peut être un style très intéressant, surtout pour ceux qui cherchent à faire autre chose que des photos de nature et d’animaux. C’est un style qui ne convient pas à tous. Certains ne trouveront à ces lieux aucune qualité artistique. D »autres au contraire seront étonnés et surtout attirés par ces endroits abandonnés qui dégagent très souvent une ambiance mystérieuse et intrigante.

Si vous optez pour l’urbain, choisissez bien vos lieux, soyez prudent et si c’est possible pour vous, allez-y accompagné. Vous mettez ainsi toutes les chances de votre côté d’obtenir des photos uniques, souvent spectaculaires, en toute sécurité.

Concernant le matériel à utiliser, choisissez préférablement un grande angle avec un ouverture de f/2 au minimum. Ces lieux sont souvent sombres et une grande ouverture vous permettra de photographier sans devoir monter en ISO, ce qui pourrait rendre vos images plus bruitées, cependant ce n’est pas nécessairement un défaut, surtout si vous transformez vos photos couleurs en N&B. La présence de grain peut être un plus intéressant. Mais souvent, les photographes urbains aiment avoir du détail dans leurs images, la présence de grain pourrait compromettre la qualité de vos prises. À vous de décider quelle option vous choisirez.