D810 : Nikon face à un autre problème

Serions-nous devant une autre bourde commise par Nikon ? C’est ce que croit certains photographes professionnels à qui j’ai posé la question. Nikon, avec le problème de « lumière parasite » du D810 ne s’est pas attiré la sympathie ni la confiance de plusieurs photographes.

« Nous avons déterminé que les points lumineux peuvent être parfois perceptibles dans une zone précise de l’image.»

Nous informe un représentant de Nikon. Mais le problème est que Nikon ne dit pas quelle serait la cause exacte de ces lumières parasites. Nikon ne dit pas non plus combien d’appareils sont touchés, mais ajoute que les caméras avec un « point noir » dans le filetage pour trépied ont déjà été inspectés et les ajustements nécessaires faits. Nikon prétend que, une fois réparé, l’apparition des taches lumineuses lors de longues expositions est réduite.

Toutefois, l’entreprise ajoute:

« Même après la mise à jour du firmware et la corrections de divers éléments internes, des points lumineux peuvent être plus visibles dans le cas des expositions de plus de 30 secondes, qu’ils l’étaient dans les images prises par les précédents modèles, comme le D800E, lors du  même temps d’exposition. »

Un journaliste a demandé combien d’unités concernées ont été vendues en Europe; un porte-parole de Nikon nous dit que l’entreprise est encore à évaluer la situation.

Une demi-solution

Au final, certains utilisateurs se retrouvent donc avec des unités défectueuses, dont la seule et unique solution est de de mettre à jour le firmware et d’augmenter le système de réduction du bruit. Si vous avez besoin d’avoir des images sans bruit, vous devrez utiliser cette méthode pour l’instant. Malheureusement, cela n’est peut-être pas la solution idéale pour les photographes qui utilisent leurs appareils pour faire du « time-lpase », car il faudra attendre que la caméra termine son processus de réduction de bruit après chaque prise. De plus, cette solution diminue l’autonomie de la batterie de 10 à 15 %.

Comment une compagnie sérieuse comme Nikon peut-il prétendre avoir solutionné un problème, alors que la solution proposée ressemble étrangement à un bricolage de techniciens et non à une véritable solution à laquelle les photographes qui ont payé le gros prix pour le « meilleur appareil reflex existant sur le marche » ont logiquement droit.

Un autre pavé dans la mare, qui n’aidera certainement pas Nikon à redonner confiance aux utilisateurs de ses produits.

Mais Nikon a promis que ce service de réparation sera gratuit. C’est toujours ça de pris !