Des colibris viennent à la rescousse des drones

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Les drones étaient au départ des jouets pour amateurs, puis ils sont devenus des outils professionnels utilisés par des photographes et vidéastes pour réaliser des prises de vue spectaculaires à un faible coût.

De plus certains les utilisent pour des missions de sauvetage, et même comme outil de surveillance en agriculture afin de détecter d’éventuelles évasions d’insectes ravageurs.

Des colibris pour de meilleurs drones

Afin de rendre ces appareils plus performants, des chercheurs australiens et américains ont filmer des colibris soumis à de puissants vents. Selon ces scientifiques, qui ont enregistrés le mouvement des ailes de ces oiseaux, les colibris sont capables de planer tout en gardant leurs têtes stables grâce à une combinaison complexe du mouvement de leurs ailes et de leurs queues.

Selon Sridhar Ravi de l’Université RMIT de Melbourne, en Australie, la queue est utilisée par ces animaux pour corriger leur position et contrecarrer l’effet perturbateur du vent. Les colibris ne pèsent que 2 à 6 grammes, pourtant ils arrivent à garder leurs têtes stables en dépit de vents de forte intensité.

L’étude publiée dans « The Journal of Experimental Biology« , pourrait non seulement permette d’améliorer les performances des drones en présence de perturbations atmosphériques importantes, mais aussi rendre leur vol stationnaire plus stable.

Un marché important

Il y a six mois, Business Insider, avait annoncé que le marché des drone dans le monde pourrait rapporter plus de 12 milliards de dollars / 10 milliards d’euros durant la prochaine décennie. Il devient donc évident que l’améliorer de l’efficacité des drones est une affaire sérieuse. Les chercheurs du RMIT croient qu’il sera possible dans un proche avenir, grâce à l’utilisation d’algorithmes qui calqueraient le comportement des colibris, de produire des drones ultra-performants.

Les photographes seraient les premiers à bénéficier de ces améliorations; les prises de vue deviendraient plus simples à réaliser et la maîtrise du pilotage de ces appareils n’exigerait plus de longues heures d’apprentissage.

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Un commentaire

  1. Merci les colibris ! Dame nature a gâté les photographes, c’est encore grâce à elle si on va pouvoir prendre encore et encore de beaux clichés aériens !