Des batteries au sodium pourraient remplacer celles au lithium dans nos apn

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Depuis quelques mois, les nouvelles se succèdent à un rythme effréné concernant la création de nouvelles générations de batteries toujours plus performantes.

Hier, des chercheurs français du CNRS et du CEA, ont annoncé avoir mis au point un nouveau type de batteries au sodium. Les batteries actuelles au lithium utilisées dans nos appareils électroniques, notamment les appareils photo, les smartphones ou les tablettes, offrent un bon rendement énergétique, toutefois ce n’est pas un élément chimique très répandu dans la nature contrairement au sodium.

Cette batterie au sodium fonctionne un peu de la même façon que les batteries lithium-ion; des ions sodium transitent d’une électrode à l’autre dans un milieu liquide. La quantité d’énergie que l’on peut stocker atteint 90Wh/kg, ce qui est comparable à celle des batteries lithium-ion à leurs débuts, précise les chercheurs du CNRS. Ce nouveau type de batterie offrirait 2 000 cycles de charge et de décharge sans perte de performance.

Le prototype étant finalisé, la prochaine étape sera d’optimiser le stockage, de fiabiliser le processus de fabrication et de réduire la taille, avant la mise en marché officielle. Selon les chercheurs du CNRS :

Les perspectives commerciales sont immenses. Le marché mondial des batteries devrait atteindre 80 milliards de dollars en 2020, soit deux fois plus qu’aujourd’hui. Trop massives, pour l’heure, pour équiper les appareils électroniques nomades, les batteries sodium-ion pourraient se faire une place de choix sur le marché du véhicule électrique, mais aussi dans le stockage de masse des énergies renouvelables intermittentes, éolien ou solaire. L’énergie stockée durant le jour, ou pendant les épisodes venteux, étant restituée à volonté grâce à des batteries (ou plutôt, des séries de batteries) qui pourraient atteindre la taille d’une maison !


L’avantage de ce nouveau type de batteries provient de l’utilisation du sodium en lieu et place du lithium; le sodium étant un élément chimique très répandu sur terre, donc beaucoup moins coûteux à extraire, contrairement au lithium qui exige de lourds investissements et qui est source de dégradation de l’environnement comme c’est le cas en Argentine.

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