Eddie Adams : Une photo emblématique de cette guerre abominable que fut celle du Vietnam

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Le premier février 1968 (il y a 49 ans), le photographe Eddie Adams (gagnant du prix Pulitzer) a photographié un moment qui allait devenir l’une des photos les plus emblématiques dans l’histoire. Au cours de la guerre du Vietnam, M. Adams a photographié plusieurs scènes horribles qui ont touché un grand nombre de personnes, mais la photo la plus répugnante fut l’exécution de Saigon par le général Nguyễn Ngọc Loan. Cette image hante M. Adams au point où il souhaite ne l’avoir jamais prise. Le regard sur le visage de l’autre homme est celui de la peur.

Le photographe Eddie Adams nous explique:

Dès qu’il a soulevé son pistolet, j’ai pris ma photo. Je ne pensais absolument à rien au sujet de cette image. […] Pour moi ce n’était qu’une photo d’un individu tirant quelqu’un. Puis je suis allé déjeuner.

Cette photo a détruit la carrière du General Loan car elle a été diffusée partout sur la planète. Mais l’histoire derrière cette image ne se termine pas là. Un commandant Vietnamien d’un camp d’entraînement a été décapité par les Vietcong. De plus, sa femme et ses six enfants devinrent aussi des victimes de la guerre.

Toutes ces choses se produisent encore de nos jours: les soldats se mettent en colère parce que l’un de leurs camarades a été tué ainsi que des innocents. Jetez un oeil sur ce qui se passe au Moyen-Orient en ce moment. La vengeance est l’un des moyens que les soldats utilisent encore pour se venger de leurs ennemis. Lors de cette guerre absurde et inhumaine, ce fut contre l’un des membres du Vietcong.

M. Adams nous explique qu’il a fait la paix avec le général Loan plus tard durant cette guerre. Mais l’image le trouble encore. Bien sûr, elle a peut-être aidé à mettre fin à cette guerre en montrant au public la réalité insoutenable de ce qui se passait, mais M. Adams nous dit qu’il n’a jamais voulu blesser personne ou détruire la vie de ce général. Aujourd’hui, cette photo demeure un point marquant dans l’histoire de la photographie.

Pourquoi je vous parle de cette photo? Parce que les gagnants et les finalistes des Prix Pulitzer 2017 seront dévoilés le 10 avril prochain, et grâce à ces photojournalistes, nous découvrons que le monde dans lequel nous vivons, malgré toutes les guerres, n’a pas changé !

2 commentaires

  1. Bonjour,

    cette photo est toujours aussi terrible à regarder. Ce qui intéressant c’est de lire dans votre conclusion ‘malgré toutes les guerres rien n’a changé ». Pourquoi voulez-vous que quelque chose change? L’être humain est ainsi. Rien ne changera jamais.

    Pour moi, le photojournalisme est une discipline qui montre que rien ne change jamais. Cette discipline essentielle est là pour nous rappeler qu’il faut toujours faire attention et que rien n’est jamais acquis. Je vis aux Etats-Unis depuis 16 ans. Les événements récents montrent qu’un retour en arrière brutal peut être rapide et que les conséquences peuvent être incommensurables. En quelques semaines, tout ce qui a été construit pendant des décennies peut être gommer en quelques minutes et quelques décrets. Et nous n’en sommes qu’au tout début. Le photojournalisme et ce type de photo nous rappelle qu’il faut être vigilant et ne jamais cesser de faire attention. C’est un attitude de chaque instant. Il ne faut jamais s’endormir sur ses lauriers.

    merci pour cet article.