Les selfies de la mort : Un homme tombe de l’hôtel Four Seasons et une femme s’en tire miraculeusement

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Dans un mode de plus en plus à la dérive, certains osent défier la mort en se prenant en photo; ce que nous appelons des « selfies ». La première apparition de ce mot remonte en septembre 2002 dans un forum de discussion australien par un jeune homme ivre. Ce mot venant au départ de l’anglais « self » (soi) on y rajouta le suffixe « ie » pour le rendre plus attachant, avant d’être utilisé couramment en 2012 dans les médias traditionnels du monde entier.

Cette mode en apparence anodine, est en passe de devenir un véritable problème de société. En effet, selon le New York Tme, le 31 décembre 2015, un homme de 20 ans est tombé à mort alors qu’il essayait de se prendre en photo au-dessus du toit de l’Hôtel Four Seasons dans le Midtown de Manhattan. les autorités nous expliquent:

L’homme, Connor Cummings et son ami ont pris l’ascenseur jusqu’aux 52 étages de l’hôtel, puis ont grimpé plusieurs escaliers sur le toit. Là, ils ont eu accès à une zone clôturée qui contenait de l’équipement de refroidissement et des ventilateurs entourés d’échelles menant à des passerelles métalliques. Après avoir grimpé une échelle de 7 mètre, la paire a commencé à prendre des photos. Vers 11h15, alors que la pluie tombait sur Manhattan, Cummings a reculé et tombé par une ouverture dans le plancher du podium, où l’échelle se joint au palier. Son ami, âgé de 18 ans, a entendu un bruit et trouvé le corps de Cummings sur le toit à 7 mètres au-dessous du podium. Il a été déclaré mort sur les lieux.

Ni lui ni son ami n’avaient été invités à l’hôtel. L’ami, dont le nom n’avait pas été dévoilé, n’avait pas été inculpé. L’hôtel a déclaré dans un communiqué: «La sécurité de nos invités, nos clients et nos employés est une priorité absolue pour nous. Nos pensées sont avec la famille du défunt et nous leur transmettons nos plus sincères condoléances et sympathies. »

Un cas extrême

Ce n’est qu’un tout petit exemple, il y en a bien d’autres. La question qui me viens à l’esprit lorsque je lis de genre de nouvelle est comment en sommes-nous rendus là? Car ce cas n’est pas unique. Dernièrement une jeune femme, Viktoria Odintsova , s’est fait prendre en photo (et même filmer), du Cayan Tower à Dubaï à 306 mètres de haut; le deuxième gratte-ciel le plus haut du monde. La folie venait d’atteindre un niveau record! Voici la vidéo de cette « expérience mémorable »:

Une étude chez les hommes

Selon une étude publiée par le site Psychology Today, et qui s’intitulait: » Est-ce que les gens qui affichent des selfies sur des sites de médias sociaux sont narcissiques? Cette mode viendrait de quatre caractéristiques personnelles: le narcissisme, la psychopathie, le machiavélisme et l’auto-objectivation. Pour examiner l’association entre les selfies et la personnalité, les chercheurs, ont utilisé les données d’un échantillon représentatif de 1 000 hommes entre 18 et 40 ans. Les participants ont rempli des questionnaires.

On leur a demandé combien de selfies ils avaient pris et affiché sur les médias sociaux au cours de la dernière semaine, ainsi que le nombre d’autres photos qu’ils avaient affiché et combien de temps ils avaient passé sur les sites de médias sociaux. Ils ont également été invités à évaluer la fréquence à laquelle ils avaient utilisé diverses méthodes pour mieux paraître dans leurs images, telles que les filtres, et la retouche.

Les résultats ont démontré que le narcissisme et l’auto-objectivation étaient associés aux gens qui passaient le plus de temps sur les sites de réseautage social La publication de nombreux selfies était liée à la fois au narcissisme et à la psychopathie. Le machiavélisme n’était pas lié au photo-comportement en tenant compte de certaines autres variables. Ces résultats démontrent que ces hommes qui considèrent leurs corps comme des objets sont plus susceptibles de modifier leurs photos. L’auto-objectivation tend à être associée à une faible estime de soi; en opposition au narcissisme, qui est corrélé avec une forte estime de soi. Ces personnes ayant une faible estime de soi, utilisaient également Facebook plus souvent.

Chez les femmes

Selon ces chercheurs, ce phénomène chez les femmes s’expliquerait par le fait qu’elles seraient plus égoïstes et auraient de besoin de plus « d’admiration » que les hommes . Ce serait également un moyen de se connecter avec d’autres, en particulier avec des groupes ou des partenaires romantiques. Au final, il convient de noter que toutes ces corrélations sont plutôt faibles et que, comme c’est toujours le cas pour la recherche corrélative, l’existence d’une corrélation significative ne signifie pas que tout individu qui publie des selfies est narcissique ou égoïste.

Ceci étant dit, ce phénomène ne cesse de gagner en popularité et bien que ces études soient très intéressantes, elles n’expliquent pas clairement les véritables motivations de ces personnes qui prennent des risques, qui dans certains cas, peuvent aller jusqu’à la mort. Une bien étrange époque que la nôtre !

Au sujet de l’auteure de cette étude

L’auteure de cette étude est Gwendolyn Seidman, Ph.D. et professeure de psychologie au Collège Albright, qui étudie les relations et la cyberpsychologie. Vous pouvez la suivre sur Twitter.

2 commentaires

  1. Quelquefois, on e demande si on ne vit pas dans un monde de taré…
    (bon, là, c’est le seul commentaire qui me vient à l’esprit…)