Photojournalisme: L’esclavage existe encore en 2017 et fait souffrir 45 millions de personnes

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La photojournaliste Lisa Kristine a commencé à apprendre la photographie à l’âge de 11 ans et voyage à travers le monde depuis 1980. Elle a visité des dizaines de pays – certains parmi les plus pauvres – sur les six continents. Par respect pour ces habitants, elle a toujours été accompagnée d’un traducteur et demandé la permission à ses sujets avant de les prendre une photo. Ce qu’elle a découvert l’a marqué pour toujours ; nous vivons dans un monde en apparence moderne et évolué, pourtant des millions d’individus sont traités comme des esclaves.

45 millions d’esclaves en 2016

Cette photojournaliste n’est pas tant intéressée par la situation socio-politique de ces pays ou par les guerres – bien qu’il y ait un lien – mais par les êtres humains qui y habitent. En fait, c’est une photographe humaniste qui été touchée de plein fouet par une réalité qu’elle ne connaissant pas et qui ne fait jamais les manchettes de nos journaux. Bien qu’il semble définitivement aboli dans plusieurs pays du monde, l’esclavage moderne existe bel et bien. Selon la Fondation Walk Free, environ 45 millions de personnes seraient des « esclavages modernes » en 2016, dont la moitié serait en Inde, en Chine et au Pakistan.

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Lisa Kristine fut stupéfaite lors de ses voyages de découvrir cette réalité, car pour la plupart des Occidentaux, ces pays sont une source de lieux pittoresques et dépaysants. Plusieurs photographes voyagent dans ces pays afin de revenir avec « des images inoubliables ». Pourtant, derrière cette façade de coutumes folkloriques, se cache une laideur que nous, Occidentaux, refusons de voir. Depuis cette découverte et cette prise de conscience des injustices qui affecte ces travailleurs anonymes, Lisa a collaboré avec des organisations humanitaires internationales.

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Lors du forum sur l’état du monde qui a eu lieu à San Francisco en 1999 et à New York en 2000, elle a été invitée à présenter son travail pour inspirer des discussions sur les droits de l’homme, les changements sociaux et la sécurité mondiale. Son travail a été mis aux enchères par Christie’s New York. En 2010, elle a collaboré avec « Free the Slaves » documentant l’esclavage moderne. Dans cette vidéo, cette photojournaliste inconnue du grand public, partage son expérience et des images très dérangeantes, nous montrant des mineurs au Congo et des maçons au Népal.

crédit photo et vidéo : Lisa Kristine / Ted

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