plage-dynamique-2017

Depuis que je fais de la photo, je suis devenu « un junkie de la plage dynamique ». Pourquoi ? Parce que c’est grâce à elle si nous pouvons prendre des photos et avoir au final une image qui correspond au mieux de ce que nos yeux peuvent voir. De plus, avoir une large plage dynamique permet de récupérer plus de détails sans augmenter le bruit, car l’image provient du fichier numérique directement. Nous pouvons bien sûr réduire ce bruit dans Lightroom, mais la qualité de l’image en sera affectée.

Qu’est-ce que la plage dynamique ?

Avant d’aller plus loin dans mes explications sur l’importance de la plage dynamique, nous devons savoir ce que c’est. Commençons par le fait que tous les dispositifs de détection audio et visuelle ont une plage dynamique. Cela inclut nos propres yeux et oreilles. En termes visuels, la plage dynamique est le rapport entre les niveaux de lumière minimale et maximale qu’un capteur particulier peut mesurer.

Dans le cas de nos yeux, cette gamme est immense – nous pouvons déterminer une grande quantité de tons mais pas toute la gamme. Imaginez-vous assis dans une pièce sombre avec une grande fenêtre et une très belle vue ensoleillée à l’extérieur. Si vous regardez la vue, vos yeux ne verront rien dans la pièce, il fera trop sombre. Inversement, si vous regardez à l’intérieur de la pièce, la vue extérieure sera trop claire pour déchiffrer quoi que ce soit. Ceci démontre la gamme dynamique de vos yeux.

Le capteur de votre boîtier a malheureusement une plage dynamique nettement inférieure à celle de vos yeux, mais en la comprenant, nous pouvons gérer un éclairage qui dépasse la plage dynamique de nos capteurs.

Les limites de nos capteurs

Nous avons tous rencontré les limites des capteurs de nos boîtiers. Elle se manifeste, en particulier, avec des zones de luminosité intense dans une image qui sont trop lumineuses pour que le capteur de l’appareil photo puisse les traiter.

Ils apparaissent dans le plan final en tant que blanc pur et peu importe comment vous essayez de traiter l’image, rien ne redonnera les détails perdus. Cela se produit parce que le lecteur d’exposition de votre boîtier est réglé pour calculer une moyenne pour la scène et s’il y a trop de contraste, il ne peut pas exposer pour toute la plage dynamique.

C’est un scénario courant en photographie, des ombres foncées de la lumière directe, des reflets sur les surfaces sombres, un animal au pelage noir sur la neige blanche, tout cela et bien d’autres exemples peuvent dépasser les capacités du capteur. Alors, comment pouvons-nous contrôler ce problème et étendre la gamme dynamique de nos photos ?

Comment étendre la plage dynamique

1. Photographiez en RAW – Parce que les fichiers Raw ne nous donnent que les données pures du capteur, nous obtenons toutes les capacités de la gamme dynamique de ce capteur. Les fichiers Jpeg passent par un traitement interne avant d’être sauvegardés, ce qui bloque invariablement une partie de la plage dynamique à une extrémité de l’échelle ou à l’autre. En utilisant un fichier Raw, nous pouvons manipuler l’image en post-production, en essayant d’obtenir la portée maximale offerte par un fichier qui n’a pas été traité.

2. Photographiez en bas ISO – Lorsque vous augmentez la valeur ISO, non seulement le niveau de bruit augmente, mais la plage dynamique diminue également. Pour chaque étape des valeurs ISO, il y aura une faible mais perceptible baisse de la dynamique de votre image. Si la lumière est faible, il est préférable d’utiliser un trépied et une faible vitesse d’obturation que de tenir à la main votre appareil photo à une valeur ISO plus élevée.

3. Le HDR – Le HDR à mauvaise presse en raison de certaines des images trop voyantes qu’il peut produire. Cependant, il s’agit en fait d’un outil permettant d’augmenter la plage dynamique « artificiellement » de vos images tout en conservant leur aspect naturel. En photographiant une gamme d’expositions et en les combinant avec soin dans Photoshop ou dans un programme HDR, vous pouvez augmenter considérablement votre dynamique sans que l’image ne soit artificielle.

4. Apprenez à lire votre histogramme – La clé pour obtenir l’exposition optimale de votre capteur est de comprendre votre histogramme. Ce petit graphique sur votre écran peut vous montrer si vous dépassez la gamme dynamique. Si le graphique dépasse vers la gauche, alors vous perdez la gamme dynamique dans les ombres, si elle dépasse vers la droite votre perte sera dans les hautes lumières. Gardez à l’esprit que la plupart des histogrammes sont basés sur une version jpeg de la prise de vue. Avec un fichier RAW, vous serez en mesure de récupérer une partie des détails à chaque extrémité.

5. Exposez pour la droite – Ceci est un sujet compliqué mais en termes plus simples, les capteurs des appareils photo sont plus efficaces à l’extrémité la plus brillante d’un histogramme. En décalant ce dernier à l’extrémité droite de l’histogramme, vous pouvez obtenir une image qui « s’étendra » sur la partie droite de votre histogramme, qui représente environ 50% de la gamme tonale d’un capteur.

Cette technique a été initialement crée en 2003 par Michael Reichmann sur son site internet, après avoir eu une discussion avec l’ingénieur logiciel Thomas Knoll, l’auteur original de Photoshop et développeur du plugin Camera Raw. Leur raisonnement était basé sur la linéarité des capteurs CCD et CMOS, selon laquelle la charge électrique accumulée par chaque pixel est proportionnelle à la quantité de la lumière à laquelle il est exposé (plus le bruit électronique ). Bien qu’un appareil photo puisse avoir une plage dynamique de 5 diaphragmes ou plus, lorsque les données d’image sont enregistrées numériquement, le stop le plus élevé (le plus clair) utilise la moitié des valeurs tonales. Voici un exemple :

PD-2017

Une différence de 1 stop représente un doublement ou une réduction de moitié de l’exposition. Le prochain stop le plus élevé utilise la moitié des valeurs restantes, le suivant utilise la moitié de ce qui reste et ainsi de suite, de sorte que le stop le plus bas n’utilise qu’une petite fraction des valeurs tonales disponibles. Cela peut entraîner une perte de détails dans les zones sombres d’une photo et une « postérisation » lors de la post-production. En exposant délibérément à droite et en arrêtant ensuite (pendant le traitement), la quantité maximale d’informations est conservée.

Toutefois, pour que cette technique fonctionne, vous devez photographier en RAW. Si vous prenez vos photos en Jpeg, vous allez souvent avoir une image qui sera limitée dans un gamme de tonalité car l’algorithme qui gère ce format ne peut pas offrir une gamme aussi vaste que le RAW. C’est la raison pour laquelle pour étendre (en apparence) la plage dynamique de votre appareil photo, vous devez exposer pour la droite.

6. Utilisez un filtre gradué – L’un des problèmes d’une faible plage dynamique se trouve dans la photographie de paysage, où le ciel est souvent trop clair pour conserver les détails si le paysage est exposé correctement. Pour contrer cela, vous pouvez utiliser un filtre gradué, qui réduit efficacement la lumière intense venant du ciel, afin d’avoir une gamme dynamique que le capteur peut traiter.

La gamme dynamique est un sujet important en photographie. En comprenant les limites de nos capteurs et la façon de contrer une plage dynamique médiocre, nous pouvons créer des photos de meilleure qualité avec une gamme complète de tons et de couleurs.

crédit graphique : Wikipédia

jupiter2000Gamme dynamiqueImageJPEGphotoraw
Depuis que je fais de la photo, je suis devenu 'un junkie de la plage dynamique'. Pourquoi ? Parce que c'est grâce à elle si nous pouvons prendre des photos et avoir au final une image qui correspond au mieux de ce que nos yeux peuvent voir. De plus,...