Le photojournaliste égyptien Shawkan passe 600 jours en prison avant de comparaître

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Le photojournaliste égyptien connu sous le nom de Shawkan a comparu devant le tribunal au Caire en mai 2015 pour la première fois après plus de 600 jours en prison. Un nombre record de journalistes sont détenus en Égypte en 2015.

700 personnes en détention provisoire

C’est ce qu’a rapporté le site CPJ (Committee to Protect Journaliste) aujourd’hui. Il fait partie des 700 personnes maintenues depuis plus de deux ans en détention provisoire. Shawkan a été arrêté le 14 août 2013 alors qu’il prenait des photos pendant la violente dispersion par les forces de sécurité égyptiennes du sit-in sur la place Rabaa al Adaweya.

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Said Boumedouha, directeur par intérim du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d’Amnesty International, explique :

Le seul « crime » commis par Shawkan a été de prendre des photos dans le cadre de son activité légitime de journaliste. Sa détention illégale depuis plus de 700 jours est tout simplement scandaleuse. Cet homme est un prisonnier d’opinion, détenu uniquement pour avoir exercé son droit à la liberté d’expression.

Il doit donc être libéré immédiatement et sans condition. Toutes les charges retenues contre lui doivent être abandonnées. Le placement de centaines de personnes en détention provisoire pendant deux ans ou plus sans justification constitue clairement une mesure punitive destinée à réduire au silence ceux qui osent contester la version officielle des faits.

L’Égypte et la Chine

L’Égypte arrive en deuxième position derrière la Chine à titre de pays emprisonnant le plus de journalistes en 2015. Dans le monde entier cette année, le nombre de journalistes derrière les barreaux pour l’exercice de leur profession a connu une baisse modérée, mais une poignée de pays continue d’utiliser l’emprisonnement systématique pour faire taire les critiques.

source : CPJ