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Le Ministère de la Culture et de la Communication de France vient de publier un nouveau rapport sur l’état de l’industrie de la photographie dans le pays. Ce rapport de 22 pages est basé sur une enquête menée auprès d’un échantillon de 3 000 photographes entre décembre 2013 et décembre 2014. En voici le résumé.

Précarité

Les auteurs notent que l’internet a eu un énorme impact sur le marché de la photographie au cours des 15 dernières années, notamment concernant la disponibilité des photographies, la déréglementation des marchés et une atteinte à la protection des droits des artistes. Ce rapport démontre également que le nombre de photographes en France a augmenté de 37 %. Une grande partie de cette croissance provenait des femmes; alors que le nombre de photographes masculins a augmenté de 25 %, celui des femmes photographes a augmenté de 85 % en l’espace de cinq ans.

La précarité demeure une réalité omniprésente. Beaucoup de photographes ont de la difficulté à gagner leur vie. 43 % des photographes en 2013 ont déclaré gagner moins de 15 000 euros par année. Seulement 24 % ont fait plus de 30 000 euros. C’est la raison pour laquelle 33 % des photographes Français complètent leurs revenus en enseignant la photographie ou en occupant des emplois connexes.

Seulement 17% des photographes qui ont participé à cette enquête gagnent un salaire fixe et régulier, tandis que 75 % sont rémunérés à la commission. Toujours selon ce rapport, seulement 4 % gagnent leur vie en vendant le fruit de leur travail dans des galeries d’art.

Un grand nombre de photographes se disent découragés par l’état de l’industrie. 63 % des photographes interrogés se disent pessimistes pour l’avenir de leur industrie, mais seulement 6 % ont révélé avoir pensé de changer de métier.

Diversification et adaptation

Pour faire face à ces changements, les photographes interrogés prévoient de développer leur activité et d’infléchir leur positionnement professionnel essentiellement dans deux directions.

1. Tout d’abord, accroître la diversification de l’activité, en investissant de nouveaux segments de marché, en développant des activités d’enseignement, d’animation et de médiation pour lesquelles la demande devrait se développer à la faveur d’une sensibilisation croissante du grand public à l’image et du développement des pratiques en amateur.

Ils projettent également, d’élargir leur champ professionnel à l’image animée, notamment la vidéo, les films et les petites œuvres multimédias, ainsi que la création visuelle, tel que le graphisme, la communication visuelle, le webdesign et la création multimédia.

2. Ensuite, ils souhaitent renforcer leur capacité d’adaptation aux mutations en cours. Leurs attentes exprimées à l’égard de la formation continue sont révélatrices de leur désir de se doter des outils nécessaires pour affronter le marché et la concurrence, car ils considèrent souvent que les formations professionnelles initiales (y compris celles des grandes écoles) ne les ont pas formés à se vendre ni à maîtriser l’environnement juridique, fiscal, social de leur métier.

Enfin, dans le contexte numérique, ils souhaitent maîtriser les nouvelles modalités de diffusion de l’image (applications de téléphone, réseaux sociaux) et développer le financement participatif, pour atteindre une parfaite maîtrise de la chaîne numérique; un atout qui pourrait aussi recréer une différence entre professionnels et amateurs.

Pour lire l’ensemble du rapport, cliquez ici. (format PDF)

source : Ministère de la Culture et de la Communication

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Le Ministère de la Culture et de la Communication de France vient de publier un nouveau rapport sur l'état de l'industrie de la photographie dans le pays. Ce rapport de 22 pages est basé sur une enquête menée auprès d’un échantillon de 3 000 photographes entre décembre 2013 et...