Des photojournalistes agressés par des réfugiés qu’ils essayaient d’aider

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Le photojournaliste néerlandais Teun Voeten et la vidéaste Maaike Engels réalisaient un documentaire dans un camp de migrants à Calais en France au début du mois de janvier, lorsqu’ils ont été agressés par trois réfugiés armés de spray au poivre et d’un couteau. L’agression a cessé lorsque d’autres migrants dans le camp sont venus à leur rescousse. L’incident a été filmé par Engels dans la vidéo de 40 secondes ci-dessus.

Le duo réalisait un web-documentaire intitulé « Calais: Welcome to the Jungle », qui vise à sensibiliser la population aux conditions de vie dans ces camps de 4000 personnes, lesquels sont souvent désignés comme étant « une jungle. »

Alors que l’appareil filmait, trois hommes ont essayé de leur voler leurs reflex numériques. Ils s’en sont pris également à Engels qui se défendait à coups de pied. Les assaillants se sont échappés après l’intervention d’autres réfugiés qui sont venus à la rescousse en chassant les voleurs en leur jetant des pierres.

Le clip vidéo de Engels est devenu controversé depuis qu’il a été posté sur YouTube. Certains en ont profité pour propager leur message anti-immigration, tandis que les partisans pro-immigration ont critiqué Engels de l’avoir mis en ligne.

Les photojournalistes nous expliquent leur décision :

Nous avons mis en ligne cette vidéo, car elle est une représentation parfaite des réfugiés en général. Vous en avez des bons et des mauvais. Les mauvais nous ont volé, alors que les bons sont venu à notre secours. Nous avons d’énormes problèmes avec l’autocensure et sommes en total désaccord avec la non-publication d’informations au public, de peur que celui-ci ne soit pas assez mature pour faire la part des choses.

Rappelons que des évènements malheureux se sont produits en Allemagne où des centaines de femmes auraient été violées par des réfugiés. Selon certains groupes politiques, notamment Pegida et le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AFD), les autorités ont fait le choix d’étouffer ces viols.

La chancelière Angela Merkel a pour sa part réagi en se disait « outrée par ces agressions abjectes et ces attaques à caractère sexuel », exigeant « une réponse sans faille de l’État de droit ».

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Un commentaire

  1. Un tel lieu, la jungle de Calais n’est pas un zoo. Contrairement à ce que croient ces deux voyeurs en goguette. Ce n’est pas non plus en France car cela résulte d’un accord avec les anglais datant de 2003, dits accords du Touquet, visant à contrôler le flux de migration vers l’ Angleterre depuis le continent.
    Maintenant pour ce qui est des deux journalistes mentionnés dans cet article, il faut juste leurs donner un petit conseil : quand on fait mal sa pratique ou qu’on « loupe » un projet, on évite d’amplifier en générant un « bad buzz », plutôt nuisible à leur réputation en tant que « photojournaliste ». Qu’ils aillent plutôt faire les maternités, ils seront certainement mieux dans leur élément, la psychologie du nourrisson, nulle, étant en adéquation avec celle qu’ils ont dû développer dans la poudrière humaine de la jungle de Calais.