Les smartphones du futur pourraient être équipés d’aucun appareil photo !

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Depuis quelques années, les smartphones ont remplacé les appareils photo compacts ou de milieu de gamme pour un grand nombre d’utilisateurs. Les derniers chiffres publiés nous montrent une chute brutale des ventes des appareils photo au profit des smartphones dont les ventes ne cessent de croître. Nous pourrions donc en conclure que les smartphones sont les appareils photo grand public les plus populaires et les plus utilisées.

Un capteur trop petit

Mais leur point faible demeure leurs appareils photo. En effet, un petit capteur ne pourra jamais remplacer parfaitement un boîtier doté d’un grand capteur, que ce dernier soit un Micro 4/3, un APS-C ou un plein format. Plusieurs fabricants de smartphones tentent par tous les moyens de contourner cette limite en dotant leurs appareils de fonctionnalités visant à reproduire des images qui se rapprochent des boîtiers équipés de grands capteurs. par exemple le nouveau smartphone de Google est doté du HDR +, qui permet d’élargir artificiellement la dynamique du capteur.

Mais ces fonctionnalités présentent toutes des limites quant à leur capacité à produire des images de qualité pouvant rivaliser avec les appareils photo équipés de grands capteurs. Ces limites sont fondamentalement liées aux capteurs. Il est virtuellement impossible de prendre des photos avec de petits capteurs pouvant ressembler à celles prises avec de grands capteurs. Alors comment les smartphones pourront-ils un jour prendre de meilleures photo alors qu’ils sont limités par l’espace présent à l’intérieur de ces appareils ? En éliminant tout simplement la caméra, donc le capteur !

Une nouvelle approche de la photo

Cette approche atypique de la photographie se base sur de récentes percées venant de Google faites par son centre de recherche appelé « Google X project« . Comment cela fonctionnerait-il ? Considérons d’abord ce qui se passe lorsque vous appuyez sur le bouton de l’obturateur sur vos camérasphones: des informations sont collectées et concentrées par un objectif sur un capteur numérique, qui convertit les photons qu’il reçoit en données que le téléphone peut comprendre et qu’il convertit en images. Donc, nous alimentons simplement en informations un ordinateur.

Que se passerait-il si votre téléphone savait quand, où et quoi vous photographiez ? Grâce à la photographie de calcul, l’appareil pourrait à partir d’une bibliothèque de trillions d’images interpréter « intelligemment » ce que vous voulez prendre en photo et produire une image qui serait une reproduction de la scène que vous voyez. Cela peut sembler impossible, mais certaines fondations sont déjà en place. Google utilise déjà le « deep learning » à son service Google Photos, qui étiquette et organise automatiquement les images des utilisateurs en fonction de la reconnaissance des objets, des visages et des scènes. Apple a suivi en proposant une fonctionnalité similaire à son logiciel « Photos« .

Le système de navigation par satellites Galileo récemment lancé en Europe peut déjà fournir avec précision le positionnement en temps réel d’un utilisateur. À l’aide de capteurs d’orientation, un smartphone pourra calculer à la fois où se trouve votre sujet et comment vous souhaitez le photographier. De plus, ce système permet de savoir s’il y a des nuages et où se trouve le soleil. Donc, il aurait suffisamment de données pour synthétiser une photo.

La photographie de calcule

Ce que fait Photoshop et sa fonctionnalité de remplissage, ressemble étrangement à de la photographie de calcul; des algorithmes de manipulation d’image interprètent une photo et reconstruisent ce qui manque. Vous voulez étendre un ciel, enlever une route ou nettoyer la poussière inesthétique des objets complexes ? Pas de problème lorsque votre éditeur d’image a une prise de conscience du contexte.

Le seul obstacle à cette nouvelle ère de la photographie demeure les préjugés car cela va dépersonnaliser l’expérience de la capture d’une image. Car au final, le problème avec la lumière c’est qu’il y en a rarement assez. De plus, la prise d’une photo nécessite une batterie de composants physiques complexes. C’était la seule source d’information pour créer des photos, mais avec le numérique, nous avons d’innombrables options. Elles n’ont pas besoin de remplacer complètement les caméras, mais elles peuvent certainement aider, améliorer et, dans certains cas, supplanter la méthode traditionnelle de prise de vue.

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4 commentaires

  1. ou alors, mettre plusieurs capteurs dans un smartphone et améliorer l’informatique de traitement (comme fait l’iphone 7s plus pour avoir du bokeh sur les portraits malgré le petit capteur), il y aura toujours des limites mais cela suffisant pour la plupart des gens….

  2. Mon P10 Huawei est d’une qualité étonnante, même comparé à mon Leica X. En NB, le piqué et la gamme de gris sont surprenants, malgré le petit capteur Leica… Donc, très surpris par cet article.

    1. Cet article vient du site « The Verge », qui est réputé pour ses articles très sérieux. La photographie de calcul est une approche de la photo totalement différente de ce que nous connaissons.

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