La bataille des titans : Photographiez-vous en JPEG ou en RAW ?

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Nous venons d’assister à l’équivalent d’une querelle présidentielle sur Twitter, mais dans le monde de la photographie. Le photographe Tony Northrup a publié une vidéo le 4 novembre expliquant les avantages et les inconvénients des fichiers RAW par rapport aux fichiers JPEG, et dans cette vidéo, il y avait également quelques conseils sur le moment d’utiliser des fichiers RAW et des fichiers JEPG. Naturellement, cela a suscité une forte réponse de tous les favoris des fichiers RAW. Le photographe Jared Polin, qui est connu pour ses chemises indiquant au monde « I Shoot RAW », nous expliquant qu’il utilise ce format « tout le temps’.

Northrup a riposté, parlant un peu des coulisses entre lui et Polin menant à la réponse enflammée de Jared. Il a également pris chacun des points de Polin. Voici la vidéo où tout à commencé et un résumé de chacun des arguments de ces deux photographes vedettes :

1. Vitesse et Buffer

Polin avance comme argument que vous devriez toujours shooter en RAW parce que la plupart des boîtiers obtiendront 20 fichiers RAW ou plus en mode rafale de toute façon; un point que Northrup démontre en utilisant un reflex Canon qui ne peut pas prendre plus de six photos en mode rafale. L’argument de Polin n’est pas vrai avec la plupart des appareils photo populaires.

Northrup et Polin sont également en désaccord sur ce qu’il faut faire lors de la prise de vue RAW plus JPEG. Northrup suggère un format pour chaque carte, et Polin suggère les deux sur les cartes mémoire, une recette pour des temps d’écriture longs et une performance globale plus lente. Comme le mentionne Northrup, l’importation de fichiers RAW plus JPG prend beaucoup de temps, et lorsque des éditeurs ont besoin de fichiers rapidement, travailler à partir des fichiers JPG signifie une modification plus rapide à tous les niveaux.

2. L’Espace de stockage

Northrup explique que 100 $ pour le stockage est cher à avaler pour les gens ayant des budgets limités, et c’est un point où personne ne gagne car en fin de compte, les finances sont une situation personnelle, et alors que Polin a raison sur le fait que le stockage n’est pas cher. De plus, il y a un point-clé dans la vidéo de Northrup: il n’y a pas de repas gratuit, et stocker des photos dans des services gratuits tels que Google Photos n’offre au final que des ennuis lorsque ces entreprises commencent à facturer ce qui était gratuit.

3. Les photos importantes

Mais à part les sports et les mariages, la plupart des photographie shootent en RAW tout le temps. Il y a une citation de Polin qui résume son argument: « Si vous photographiez des images sans importance, alors pourquoi les photographiez-vous ? »

Quelle est votre stratégie de prise de vue ? Êtes-vous un Northrup ou un Polin ? Un photographe de fichiers RAW ou JPEG ? Je crois qu’il y aurait autant de réponses que de photographes. Pour vous distraire, n’oubliez pas de regarder la vidéo; elle en vaut la peine !

[via Fstopper]

15 commentaires

  1. Photographe de presse, je ne photographie qu’en jpeg… J’estime qu’une photo doit être bonne dès la prise de vue. S’il y a plus de 30 secondes de retouche à faire c’est que la photo est mauvaise. Je suis photographe, pas retoucheur photo…

  2. Je suis un amateur passionné comme l’immense majorité des lecteurs de cet article.
    Lorsque nous faisons des photos pour notre plaisir, planifié ou non, le shooting a des résultats inconstants, parfois nous sommes fier de notre travail, d’autres fois nous sommes déçus. Nous ne savons donc pas précisément quand une « pépite » sortira de notre boitier. Lorsque cela arrive, préférons nous avoir un RAW avec lequel nous avons toute latitude dans son exploitation ou un JPEG développé automatiquement et quasiment définitivement ? Bien sûr un RAW. I’m Polin … 😉

  3. Je ne comprend pas cette polémique.
    Je rappelle à tous que le Jpeg est un format compressé, géré par l’appareil photo qui supprime selon Martin Evening (Photoshop pour les Photographes-éditions Eyrolles) jusqu’à 88% des infos délivrées par le capteur.
    J’ajoute que, à chaque fois que vous ré-enregistrez votre image jpeg, vous la ré-échantillonnez, et donc vous la dégradez à nouveau.
    L’avantage du Raw, c’est qu’il est comme une sorte de « négatif numérique  » qui contient un maximum d’infos que vous pouvez interpréter à votre gré.
    Pour mémo, à la base, le format Jpeg était destiné à la transmission d’images finalisées par le web.
    Personnellement, je photographie uniquement en Raw, et j’archive mes images « développées » en Tiff (format générique ouvrable par de nombreux logiciels, à l’inverse du Psd, format propriétaire d’Adobe).
    Je n’utilise le Jpeg que pour transmettre mes images développées par le web, ou pour une utilisation sur écran.
    Dernière remarque, ou souhait:
    Il serait tant, qu’une instance internationale (?), au nom de la pérennité, impose aux fabricants l’obligation d’un Raw UNIVERSEL et normalisé (style DNG). (Avez-vous essayé de développer un raw propriétaire « NikCanFuj… » d’il y a 10 ans ?)
    La technologie avance mais jamais se retourne:
    Est-ce que dans 20 ou 30 ans nos enfants pourront lire des fichiers shootés aujourd’hui… j’en suis pas sûr !

  4. RAW et rien d’autres… une fois mes photos triées, je ne garde que la meilleur de chaque série et j’efface les autres. Je ne fais pas comme certains photographe (amateurs) qui on prés de 40 000 photos stockées (pour qui, pourquoi ??) je dois en avoir 5000 maximum.
    Et pour ceux qui disent a l’époque de la pellicule il n’y avait pas de RAW, ni de Lightroom et une fois leurs photos prisent, c’était définitif… c’est simplement faux.
    Un négatif est un fichier RAW en soit et la plupart des grands photographes développaient eux-mêmes leurs photos (et était eux aussi des photographes et non des retoucheurs) exactement comme dans Lightroom et n’auraient jamais voulu laisser un labo développer leurs photos.

    De plus développer ses photos RAW, n’a rien à voir avec de la retouche sous Photoshop, ce son deux choses TOTALEMENT différentes. Passer du temps à développer ses RAW, c’est l’équivalent du temps passé dans son labo photo… la retouche sous Photoshop c’est modifier sa photo comme beaucoup d’exemple déjà présentés sur ce site :

    http://leblogphoto.net/2017/10/02/voici-ce-que-vous-pouvez-faire-avec-un-appareil-photo-bas-de-gamme-de-200-euros/
    http://leblogphoto.net/2017/11/20/ce-photographe-construit-ses-objets-avec-du-carton/
    http://leblogphoto.net/2017/11/17/landfall-derik-johansson-de-lidee-a-la-photo-creation/

    Avec le JPEG, c’est le boitier qui decide de développer votre négatif telle le labo photo sans réellement vous laisser la main… et c’est bien dommage.

    La photos est une chaîne de processus, et le développement en fais partie si vous voulez totalement maîtriser votre oeuvre.

  5. Le raw est incontournable pour avoir la meilleure qualité, c’est l’original qui possède toutes les informations de la prise de vue. Si vraiment je dois fournir ou envoyer des images rapidement pour la presse, je le ferai avec le boitier qui donne la possibilité de traiter rapidement le raw en jpg sans passer par un ordinateur. Je rappelle aux adeptes du jpg à la prise de vue que c’est un fichier détruit par la compression, que les corrections de densité et de couleurs que vous enregistrer ensuite détruirons encore plus le fichier. Le jpg est juste destiné au Web, à l’envoi d’images sur internet pour confectionner un album, au labo, à la projection digitale. Pour un agrandissement de qualité, l’idéal est de fournir un fichier Tiff ou PSD, DNG qui garde les caractéristiques de qualité sans destruction.

  6. Je shoot Raw, développe avec dxo, puis importation en jpeg dans lightroom, pour le catalogage . Le développement fait parti pour ma part du plaisir de la photographie numérique. Ce sujet semble avoir en tout cas réveillé les lecteurs de ce ( très bon) site, vu le nombre de posts.

    1. Je fais partie de ceux qui shhot en RAW. Il n’y a qu’avec mon compact RX199 que je shhot en Jpeg. Je ne sais pas comment Sony s’y est pris, mais les jpeg sont extraordinaires. Avec mon reflex c’est toujours en RAW.

  7. Alors, tout dépend de la destination des photos, (pro ou amateur) et du matos qu’on utilise.

    Moi je ne travaille pas en pro là, juste pour le plaisir, et à l’époque jusqu’à mon vénérable Canon 40D, je ne shootais qu’en RAW..En effet les jpeg même bien réglés dans l’appareil, n’étaient pas terribles, et je perdais du détail.

    J’ai changé ensuite pour un Fujifilm X-E2. Je shootais au début en RAW+Jpeg, puis finalement je suis resté qu’en jpeg, tellement le résultat est bon ! Impossible pour moi d’d’avoir mieux en RAW, sur des sujets généraux (mais les RAF Fuji, c’est spécial aussi à travailler ^^) .
    J’utilise maintenant le RAW uniquement pour des photos techniquement difficiles (lumière néon fluo, éclairages violents, etc…)

    P.S j’ai rencontré un photographe pro, qui faisait dans le sports d’hivers et extrême. Faisant beaucoup de photos, il me disais qu’il ne shootait ses reportages qu’en jpeg.

  8. RAW uniquement sur le nikon D7200 même si ses Jpg sont bons car le raw est facile à interpréter et donne de biens meilleurs résultats, plus « personnalisés »
    Jpg uniquement sur le Fuji X-E2 car son traitement est excellent et que le raw fuji est difficile à traiter mieux qu’il ne le fait les boitiers fuji.

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