Comment le « Focus Stacking » peut vous aider à avoir une photo d’un paysage ultra nette

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Le « Focus Stacking » est une technique populaire pour les macrophotographies. Mais est-ce qu’il vous est déjà arrivé de l’essayer avec des paysages ? Bien que ces images soient souvent photographiées avec un objectif grand angle, elles peuvent également être « fabriquées » avec des longueurs focales beaucoup plus longues, comme un 70-200 f/2.8. Mais cela signifie que vous commencez à voir les effets de la profondeur de champ.

Le « Focus Stacking » pour un paysage

Le « Focus Stacking » pour un paysage, est en fait une macrophotographie, mais dont le processus d’empilement est appliqué à un paysage. C’est assez simple. Vous devez placer votre boîtier sur un trépied et vous prenez une première image d’une scène, afin que le premier plan soit net. Ensuite, vous prenez une seconde image avec une profondeur de champ légèrement « décalée ». Puis, vous répétez ce processus jusqu’à ce que vous couvriez toute la profondeur de votre scène.Vous devez maintenant fusionner vos images. Voici comment procéder: Vous ouvrez Photoshop ->Fichier->Automatisation->Photomerge.

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L’outil Photomerge apparait. Cet outil permet d’aligner les photos.

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Cliquez sur parcourir pour sélectionner les photos à traiter, puis « OK ».

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Les photos apparaissent maintenant dans les fichiers sources.

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Un fichier est maintenant créé contenant un calque par image. Ces images ont été alignées, mais elles ont également des masques de fusion que vous devez supprimer.

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Pour cela, cliquez-droit sur chacun des masques puis « Supprimer le masque de fusion ».

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Maintenant pour fabriquer le « Focus Stacking »; sélectionner tous les calques de votre composition, cliquez sur le premier puis [MAJ]+Clic sur le dernier.

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Allez dans Édition->Fusion automatique des calques.

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Le fenêtre de réglage de l’outil apparaît:

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Cochez « Empiler les images » puis « OK ». Photoshop a détecté sur chaque image les zones nettes et les a fusionnées en une seule photo. Voici un GIF animé montrant le processus:

Vous avez maintenant une image « ultra-nette », comme si vous aviez fait un « Focus Stacking » d’une macrophotographie, mais avec un paysage. Pour ce tuto, je me suis vraiment forcé à trouver des explications en français, car ma version de Photoshop est en anglais.

4 commentaires

  1. Pour avoir un cliché de paysage unique, outre la lumière, la saison et les phénomènes météorologiques, il faut penser incorporer dans l’image un « détail » qui n’existe qu’au moment où le photographe met la scène en boite comme par exemple des feuilles d’arbres qui virevoltent, des volatiles dans le ciel, un bivalve qui baille, etc… C’est ce qui fera la distinction par rapport à une image « Google » (Earth,Street,…) qui n’a pour seul but que d’être une illustration documentaire.
    Assembler automatiquement des fichiers provenants de clichés avec un décalage temporel ne fait-il pas courir le rique que ce détail ne soit pas retenu par l’algorithme ? fournissant un résultat uniforme, standardisé, insipide et banal donnant une impression quasi systèmatique de « déja vu ».

  2. (suite)
    Pour réussir à mettre dans la boite un paysage, la seule règle qui vaille c’est la règle d’optique de l’infini ou de l’hyperfocale. On laisse de côté toute sophistication électronique de son matériel et on utilise la mécanique : la butée de rampe hélicoïdale de tirage pour l’infini, un élastique pour caler à l’hyperfocale. Nul besoin d’autofocus. Pire, avec les optiques motorisées pour l’autofocus, on a une dérive des tolérances de précision de la mécanique. Donc pour la photo de paysage, rien ne vaut mieux qu’un objectif à mise au point point manuel relativement bien lumineux pour fermer 2 ou 3 crans de diaph (et même sans réglage de mise au point si sa focale est inférieure à la diagonale du capteur) et qui est excellent en terme de piqué et de correction des abérations optiques.
    En proxi ou macrophotographie on se cale de l’autre côté de la rampe hélicoïdale, au tirage maxi, donc on ne peut donc pas exploiter les règles d’optique de la profondeur de champ infinie. D’où l’amélioration du rendu par l’utilsation de l’empilage, quasi infini en numérique, d’images qui ont un décalage temporel.

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